Liste rouge

Liste rouge des champignons menacés en France métropolitaine

Ce projet concerne le territoire national – la métropole, dans un premier temps, l’outre-mer viendra ensuite. Les initiatives sont encouragées à l’échelon des différentes régions.

Grâce à l’aide du Ministère de la Transition Ecologique, un groupe de travail a été mis en place en janvier 2013. Il se compose de mycologues choisis en fonction :

  • de leurs compétences dans certains groupes systématiques,
  • de leur appartenance à des structures en charge de la connaissance, de la protectionou de la gestion de l’environnement ou de leur motivation particulière sur les thématiques environnementales,
  • de leur engagement au sein d’associations ou fédérations,
  • de leurs régions d’origine ;
    Ces critères de choix permettent d’obtenir un groupe aussi représentatif que possible de la communauté nationale.La réunion fondatrice du groupe de travail s’est déroulée le 30 janvier 2013 en présence d’Aurore Cavrois et de Florian Kirchner (L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature / UICN France). Les travaux ont commencé dans un climat constructif.Le fonctionnement de projet comprend plusieurs compartiments :
  • La SMF : à l’initiative de cette démarche nationale, c’est le porteur du projet.
  • Les experts nationaux : René Chalange (SMF), Gilles Corriol (CBNPMP), Régis Courtecuisse (SMF), Alain Favre (FMBDS), Jacques Guinberteau (SMF), Jean-Paul Maurice (SLM ), Pierre-Arthur Moreau (SMF), Romain Penz (Aphyllophiles), Albert Péricouche (SMG), Franck Richard (CNRS), Bernard Rivoire (Aphyllophiles), Yann Sellier (RNF ; SMP), Daniel Sugny (FME), Hubert Voiry (ONF).Les experts ont appliqué la méthodologie UICN au contexte national et aux champignons pour obtenir un cadre méthodologique adapté, et applicable aux données fongiques. Tous les critères d’attribution des statuts à chacune des espèces en fonction des connaissances disponibles (bibliographie, base de données, projections cartographiques…), et les diffé- rentes étapes de validation et confirmation des catégories y sont répertoriés.
  • Comité de pilotage de la liste rouge national (COPIL LRN) : René Cha- lange, Régis Courtecuisse, Pierre-Arthur Moreau, Yann Sellier (coordonateur du comité de pilotage LRN), Daniel Sugny (coordonateur méthodologie UICN).
  • Coacteur : une liste rouge UICN s’établit d’abord sur une base de données importante et fiable. ADONIF (président : Pierre-Arthur Moreau) porte la base de données fongique nationale. C’est donc naturellement que cette association travaille en lien étroit avec la SMF dans ce projet.
  • Financeur : actuellement le seul financeur du fonctionnement de ce groupe de travail est le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La Société Mycologique de France, par la mise à disposition de matériel et du temps et de l’expertise de ses bénévoles participe aussi activement.
  • Partenaires : un tel projet ne pourrait être réalisé sans de nombreux partenaires parmi lesquels le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) pour la mise à disposition de données, la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux (désormais au sein de l’OFB) pour la vision stratégique et outil, Réserves Naturelles de France (RNF) pour le partage de données. De nombreux partenariats sont à lier avec les différentes fédérations ou associations mycologiques françaises. Actuellement, si ADONIF porte la base de données nationale, localement, ce sont les fédéra- tions mycologiques ou conservatoires botaniques nationaux (CBN) qui jouent un rôle important dans la bancarisation et la validation des données.
  • Instances de validation : La liste rouge UICN nationale se construit en étroite collaboration avec l’UICN, qui labélise le travail final seulement s’il respecte la méthodologie. Différents documents et méthode ont donc été appliqués et parfois adaptés avec des échanges réguliers auprès de l’UICN France. La méthodologie établie par le groupe de travail a déjà reçu la validation officielle de l’UICN. En 2015, la méthodologie à appliquer à la fonge de France métropolitaine a été établie. Elle est adaptable à l’échelle régionale.

    ADONIF

    ADONIF continue de développer différentes bases (référentiel, données, documentaire) interconnectées à travers FongiFrance :

    – la base consacrée aux observations, accessible via le site internet https://fongibase.adonif.fr
    – la base de références bibliographiques https://fongidoc.adonif.fr
    – la base de références taxinomiques (noms retenus, synonymes, infrataxons…) https://fongiref.adonif.fr

    Afin d’offrir des interfaces faciles d’utilisation, des outils ont été développés sur-mesure (cartographie, module de saisie en masse, application pour smartphone, etc.).

    Les données qui sont saisies ou importées dans Fongibase sont transmises après validation à l’INPN depuis 2019.

    2021 : nouvel élan pour la liste rouge

    Après quelques années nécessaires au développement de la base, au regroupement et à la bancarisation de données, ce chantier colossal redémarre (réunion, relation partenariales…).

    Une liste rouge pour la région île de France

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Le déficit relatif de données mycologiques dans FongiBase et dans l’INPN provenant du Bassin Parisien a conduit AdoniF à proposer une collaboration avec la SMF, pour la participation à la saisie des données de son Bulletin, ainsi que le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP, Paris), qui représente la plateforme Flore (et fonge, mais sans compétence interne) pour l’Île-de-France.

Une partie de ce projet 2021 consiste à saisir dans FongiBase les données naturalistes publiées dans le Bulletin de la Société Mycologique de France (SMF), notamment les données recensées sur la région Île-de-France où la SMF organise depuis sa fondation des excursions hebdomadaires.

Une partie de ces Bulletins (de 1885 à 1948) sont en ligne sur le site Gallica (Bibliothèque Nationale de France).

Environ 40 000 données sont estimées ; l’objectif 2021 est d’en saisir entre 5000 et 8000, en encourageant le bénévolat associatif (lien vers la lettre d’appel à candidatures).

ADONIF emploie aussi quelques salariés – saisisseurs expérimentés – pour contribuer à l’enrichissement de la base en données d’archives.

Le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien soutient ce projet nouveau pour l’Île-de-France et s’y associe, en initiant certains de ses membres aux données mycologiques (formations) et en contribuant à terme à la valorisation des données régionales.

Comment contribuer à la liste rouge nationale ?

Outre cette opération ponctuelle, il y a toujours moyen de contribuer à l’effort de recensement par d’autres voies :

  • Passer une convention entre ADONIF et votre société mycologique pour envoyer vos données et alimenter la base de données nationale,
  • Vous inscrire et numériser directement vos données sur le site d’ADONIF,
  • Faire remonter ses données au niveau régional : se renseigner sur les dynamiques en place (fédérations mycologiques, conservatoires botaniques nationaux),
  • Faire un don. Ces fonds serviront à financer le développement de la base de données fongique nationale ou la numérisation des données.Contactez-nous: http://mycofrance.fr/contact/